Quand j'ai rencontré mon hom', il avait déjà deux enfants encore très jeunes et j'ai très vite réalisé que voir leur père leur mettre une gifle me serait insupportable. C'était physique, il n'y a eu aucune posture intellectuelle là-dedans, aucune réflexion, juste de la tripe qui refuse le geste. Bon... Mais forcément, ça appelait des questions, forcément.... Et forcément, ce n'était pas facile d'y répondre surtout qu'en plus, je n'étais même pas (même pas!) la mère de ces enfants-là.... Juste la belle-mère *.
Et là, sur un présentoir de librairie, je suis tombée sur "Parents Efficaces" de Thomas Gordon, je l'ai feuilleté, acheté, dévoré... Je ne sais même pas si Gordon emploie le terme "parentalité positive", m'en souviens plus mais la base y est (et plus encore que la base). Surtout, ce qui a déterminé la suite de ma recherche, c'est une phrase qui m'a frappée comme un coup de poing "... si vous ne voulez pas être congédiés par vos enfants."
Il parle de ces enfants, devenus adultes qui, sans rien dire, sans rien reprocher, ne voient plus leurs parents qu'aux fêtes carillonnées et n'échangent rien d'intime. Ou de ces enfants devenus adultes qui, la veille d'un weekend ou même d'un simple repas, traînent les pieds, se rendent parfois malades et râlent sur le fait qu'il va "encore falloir se taper cette mascarade". Ou encore des ces enfants qui, devenus adultes, sont partis de la maison familiale et ne sont jamais revenus. Moi qui n'ait pas vu mon père pendant trois ans et qui n'ait jamais rien partagé de ma vie d'adulte avec lui, j'ai parfaitement compris ces arguments. Et j'ai regardé mes deux beaux-petits de 3 et 6 ans à l'époque en me disant que je n'allais pas me taper ce boulot de forçat qu'est l'éducation d'un enfant (ou d'un bel-enfant, franchement, pour moi, c'est kif-kif) pour qu'ils me virent de leurs vies une fois adultes. Et que je ne voulais pas qu'une fois adultes, ils somatisent avant de venir déjeuner chez moi. Et que ce que je voulais surtout, c'était que l'on passe de bons moments maintenant ensemble, puis que, parvenus à l'âge adulte, je fasse toujours partie de leurs vies. Je me suis dit que je ne voulais pas, jamais, qu'un de mes enfants me congédie !
Alors, après Gordon, j'ai continué à lire des livres sur la parentalité positive.....
* Je reviendrai sur "belle-mère, c'est pire".

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