jeudi 30 juillet 2015

Les bonheurs du camping (2)

 Je passe donc mes vacances en camping, et depuis quelques étés. Je n'ai aucune motivation particulière, écolo ou même financière. Et si vous me demandez ce qui actuellement, pour moi, constituerait des vacances idéales, je vous répondrais sans hésiter: "une maison au bout d'un kilomètre de chemin de terre, au chaud pas trop chaud, dans la nature avec un marché bio pas loin".... Très loin du camping donc! Mais bon, je m'égare... 

Non, je vais en camping parce que j'ai un fils adolescent. C'est le dernier enfant qui reste à la maison. Lorsqu'ils étaient encore trois, malgré les différences d'âge, ils parvenaient à s'amuser ensemble. Il suffisait d'avoir une piscine par exemple, ou une plage pas loin, un aquarium à visiter, un aqualand quelconque, des jeux de société, quelques bons bouquins et quinze jours étaient vite passés. Bon, leur père et moi faisions un peu les GO de temps en temps et hop... ça roulait!

Depuis que nous partons en vacances à 3, c'est à la fois plus simple et plus compliqué. Je ne vous ferai pas l'injure de vous expliquer en quoi c'est plus simple. Quiconque est parti à 5, puis à 3 ou à deux peut comprendre la simplification.
Non, c'est plus compliqué parce qu'il est seul et que, même si son père ou moi avions la fibre GO non-stop (ce qui est loin d'être le cas!), à 14 ans, il n'a pas envie d'être avec ses "vieux" parents 24/7. Emmener un copain peut aider malgré une logistique parfois complexe à gérer mais ne résout pas vraiment la totalité du problème.

Alors que, pour nous et pour l'instant, le camping aide considérablement. 
  1. Il y a des activités diverses et variées, soit organisées par le camping, soit générées par d'autres parents. Il choisit ce qu'il veut faire, selon ses envies ou selon les personnes qu'il a rencontrées. Il est autonome. (évidemment, on reste attentifs)
  2. Il rencontre facilement des gens de son âge. Ce sont des relations "de vacances" plutôt aisées à mettre en oeuvre, autour généralement d'une activité ou d'un sport.  Là aussi, il est autonome.
  3. Et enfin, à vélo ou à pied, il se déplace en fonction de ses besoins. Il est autonome....
Lorsque je partage avec des amis ou des collègues sur nos vacances, j'entends parfois "ah moi, j'aime pas le camping. Moi tu sais, il me faut ma maison perdue au fond de la Creuse! et mon mari est pareil"! Et j'entends aussi "ah bon, vous partez avec n°3? Ah là là, quelle chance! A 14 ans, il part encore avec vous? Moi mes fils/filles dès 13 ans, je ne les voyais plus l'été." (Je concentre en une conversation fictive ce que j'ai entendu de plusieurs personnes, à différents moments).

Alors je me dis que les vacances, c'est une partie de notre vie commune. Nous le voyons de moins en moins, c'est vrai. Mais nous le voyons encore pas mal. Et, en vacances en particulier, il semble heureux de nous voir et de nous parler après avoir musardé ici et là dans la journée, après avoir décidé lui de ce qu'il voulait faire de sa journée. Il nous réserve les balades d'après-dîners en bord de mer par exemple. Et rien que pour ça, le camping me semble un endroit supportable finalement.  


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