Non, je vais en camping parce que j'ai un fils adolescent. C'est le dernier enfant qui reste à la maison. Lorsqu'ils étaient encore trois, malgré les différences d'âge, ils parvenaient à s'amuser ensemble. Il suffisait d'avoir une piscine par exemple, ou une plage pas loin, un aquarium à visiter, un aqualand quelconque, des jeux de société, quelques bons bouquins et quinze jours étaient vite passés. Bon, leur père et moi faisions un peu les GO de temps en temps et hop... ça roulait!
Depuis que nous partons en vacances à 3, c'est à la fois plus simple et plus compliqué. Je ne vous ferai pas l'injure de vous expliquer en quoi c'est plus simple. Quiconque est parti à 5, puis à 3 ou à deux peut comprendre la simplification.
Non, c'est plus compliqué parce qu'il est seul et que, même si son père ou moi avions la fibre GO non-stop (ce qui est loin d'être le cas!), à 14 ans, il n'a pas envie d'être avec ses "vieux" parents 24/7. Emmener un copain peut aider malgré une logistique parfois complexe à gérer mais ne résout pas vraiment la totalité du problème.
Alors que, pour nous et pour l'instant, le camping aide considérablement.
- Il y a des activités diverses et variées, soit organisées par le camping, soit générées par d'autres parents. Il choisit ce qu'il veut faire, selon ses envies ou selon les personnes qu'il a rencontrées. Il est autonome. (évidemment, on reste attentifs)
- Il rencontre facilement des gens de son âge. Ce sont des relations "de vacances" plutôt aisées à mettre en oeuvre, autour généralement d'une activité ou d'un sport. Là aussi, il est autonome.
- Et enfin, à vélo ou à pied, il se déplace en fonction de ses besoins. Il est autonome....
Alors je me dis que les vacances, c'est une partie de notre vie commune. Nous le voyons de moins en moins, c'est vrai. Mais nous le voyons encore pas mal. Et, en vacances en particulier, il semble heureux de nous voir et de nous parler après avoir musardé ici et là dans la journée, après avoir décidé lui de ce qu'il voulait faire de sa journée. Il nous réserve les balades d'après-dîners en bord de mer par exemple. Et rien que pour ça, le camping me semble un endroit supportable finalement.
